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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Jeudi 15 Octobre 2026
Caucus africain : Ajay Banga cite la côte d’ivoire en exemple pour son opération d’échange de dette contre développement
Abidjan , le 14 octobre 2026
Le président du Groupe de la Banque mondiale, M. Ajay BANGA, a cité en exemple l'échange de dette contre développement réalisé par la Côte d'Ivoire, devant les gouverneurs africains réunis le mercredi 14 octobre 2026 à Bangkok.
Le ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane DIARRASSOUBA, Gouverneur de la Banque mondiale pour la Côte d'Ivoire, prenait part à cette rencontre du Groupe consultatif africain (Caucus africain), tenue en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.
Le mécanisme consiste à refinancer une dette onéreuse par de nouvelles obligations garanties par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), à un taux nettement plus avantageux. L'économie dégagée n’est pas intégré au budget général mais directement affectée à un secteur de développement prioritaire préalablement défini, tel que l’éducation, la santé, l’accès à l'eau potable ou la protection de l'environnement. Quatorze pays travaillent actuellement avec la Banque sur ce type d'opération.
M. Ajay BANGA a fait état d'un niveau record de capitaux privés mobilisés vers les économies émergentes et en développement atteignant 112 milliards de dollars pour l'exercice 2026, contre 35 milliards en 2022. Toutefois, seulement 3 milliards de dollars bénéficient aux pays à très faible revenu.
Il a expliqué que la prime de risque africaine découle en grande partie de la perception des agences de notation, particulièrement sensibles à l'imprévisibilité des politiques publiques, et rappelé la publication de la base de données GEMS conçue pour accroître la transparence et optimiser l'accès aux informations relatives aux risques d'investissement.
Afin d'atténuer ces disparités et de stimuler l'engagement des investisseurs privés, Ajay BANGA a préconisé divers leviers d’action: stabilité du cadre réglementaire, financements en monnaie locale, garanties, regroupement de projets en classe d'actifs pour attirer les fonds de pension et les assureurs ainsi que échanges de dette contre développement.
En ce qui concerne l'insertion professionnelle de la jeunesse, il a soutenu que les pouvoirs publics doivent poser les bases, connectivité numérique, routes, énergie, éducation pour que le secteur privé devienne le principal moteur de création d'emplois.
Pour leurs part, les gouverneurs africains ont débattu des enjeux liés à la transformation structurelle des économies, l'agro-industrie, le financement des micro, petites et moyennes entreprises, l'intégration dans les chaînes de valeur productives et l'accès aux marchés régionaux et mondiaux, la mobilisation des ressources intérieures et la formation professionnelle.
Face au recul de l'aide publique au développement, le président du Groupe de la Banque mondiale a exhorté les gouverneurs à soutenir la mobilisation des ressources de l'Association internationale de développement (IDA) en vue du cycle IDA22, rappelant que chaque dollar de contribution génère un effet de levier de quatre dollars en financements accordés.
La rencontre a ainsi mis en lumière les défis liés à l’évaluation des risques, à la mobilisation des financements et au développement du secteur privé afin d’accélérer l’industrialisation et de la création d’emplois en Afrique.
