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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Jeudi 15 Octobre 2026
Financement des infrastructures africaines : la question du coût du capital au centre des échanges à Bangkok
Abidjan, le 15 octobre 2026
Le financement des infrastructures africaines, confronté au coût élevé du capital, appelle un renforcement de l’intervention des banques multilatérales de développement, notamment en monnaie locale. C’est l’une des positions défendues par le ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane DIARRASSOUBA, lors de la Réunion ministérielle de haut niveau sur l’architecture financière mondiale, tenue le mardi 13 octobre 2026 à Bangkok, en marge des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). Dr Souleymane DIARRASSOUBA a également appelé à mieux orienter les ressources des institutions de financement du développement vers les pays les plus exposés au coût élevé du capital pour les infrastructures.
Outre les conditions de financement, Dr Souleymane DIARRASSOUBA a souligné la nécessité de mieux promouvoir les opportunités d’investissement auprès des opérateurs des secteurs publics et privés. A cet effet, il a notamment préconisé une diffusion plus large des informations sur les projets et leur structuration afin de les rendre bancables. Citant l'exemple de la Côte d’Ivoire, actuellement engagée dans la mise en œuvre de son Plan national de développement (PND) 2026-2030, il a souligné l’intérêt de mieux prendre en compte ces dynamiques nationales dans l’évaluation du risque pays.
Pour améliorer le financement des infrastructures plusieurs leviers se dégagent : des ressources moins coûteuses, de plus long terme et concessionnelles, le recours aux garanties et au cofinancement des banques multilatérales, ainsi que le développement des marchés de capitaux en monnaie locale. La mobilisation des fonds de pension et des compagnies d’assurance figure également parmi les pistes eexplorées.
La préparation de projets prêts à être financés, l’amélioration des outils d’évaluation des risques, y compris climatiques, et l’adoption de référentiels communs ont également été abordées. Les participants ont, dans ce cadre, relevé l’impact des réglementations prudentielles internationales, notamment Bâle III et Solvabilité II, sur le renchérissement du crédit, tout en saluant le rôle déterminant des institutions régionales de financement du développement, notamment la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
Au terme des travaux, les participants ont recommandé une classification plus nuancée des risques pays ainsi que des analyses de soutenabilité de la dette plus fines, en vue d’optimiser les conditions d’accès des économies africaines aux capitaux pour financer les infrastructures.
